ce que l'on noté su cours de cette édition 2018 du Sila, c'est une absence de coordination entre les partenaires chargés de pister des livres qui nuisent à la sensibilités et aux valeurs algériennes: excès de laicïté de  certains écrivants qui comme des lycéens découvrant la philosophie prétendent  nous juger sur nos us et coutumes  . Cette 23e édition du Salon international du livre d’Alger n'a pas valorisé à bont escient les erreurs du passé.

Ainsi attirés comme des mouches beaucoup de barbus ont profité le premier jour pour racler des rayons alléchants en matière d'idéologie qui n'est pas la notre.

Les livres les moins consultés ont été   ceux de l'écrivant en latin tamazigh  controversé Othmane Saâdi ; la  phonétique l latine est lamentable: certains propos nuisent à la solidarité en Algérie car  qui sème la haine et la division au sein de la société, devient méprisable

Si les livres du stand iranien ont été saisis, le mieux c'est d'avoir pour référence Allah le Coran et le prophète, il n'y a pas de clergé dans l'Islam car l'homme est imparfait hacha Salyhines ; entre l'homme et Dieu il n'y a pas d'intermédiaires

ça  aurait pu être une manifestation  une littérature saine mais .... seule la participation de l Chine en tant qu’invitée d’honneur était attractive à la hauteur des liens historiques qui lient les deux nations depuis la guerre de Libération nationale, Comme en 1964 la Chine a offert le Club des pins, La chine fait don de 25 millions d'euros à l'Algérie en 2018.il yavait même un algérien polyglote à la réception qui parlait couramment chinois

La Chine a tenu cependant à montrer toute la diversité de sa littérature en alignant des auteurs de grande envergure, tels Alaï, Cao Wenxuan, Zhao Lihong et Xu Zechen. Si Mo Yan est assurément un immense écrivain, on compte dans son pays de très nombreux talents parfois plus populaires que lui. Lors du SILA, la Chine a organisé un Forum sino-arabe des éditeurs (31 octobre).

Plus de 9 milliards d’exemplaires de livres par an dont 2,27 milliards générés par 255 000 nouveaux titres (chiffres 2017). Au SILA, cela a donné un stand de 500 m2, une délégation de plus de 150 personnes et quelques événements bien ciblés. Parmi eux, la présence du Prix Nobel de littérature 2012, Mo Yan, a accaparé les attentions. C’était la première fois qu’un écrivain récipiendaire de cette distinction était accueilli au SILA et l’on comprend qu’elle ait captivé, parfois jusqu’à suggérer une autre version du syndrome de Stockholm.

La Nation est tellement Clémente qu'elle a accordé un strapontin à Yasmina Khadr, cette   la plagiaire qui a préféré être le nègre des français au lieu de représenter la culture algérienne à Paris. de son coté , Kamel Daoud me rappelle ces petits lycéens qui découvrent la philosophie en terminale, alors ce potache en matière de laïcité se croit capable de nous juger alors que même Béchelet conclut " la philosophie ??? je ne sais pas la définiton"

Cette initiative offrait la possibilité à l’Algérie de montrer sa capacité à se positionner comme un futur carrefour professionnel de l’édition dans le monde arabe. Le choix du SILA n’était pas fortuit du fait de l’envergure de la manifestation à l’échelle du monde arabe attestée par cette édition qui réunissait 14 pays de cette région, totalisant 567 stands (dont la moitié algériens) soit 56% du nombre total de stands (1015).

Le partenaire chinois était représenté à des hauts niveaux de son édition mais, dans la salle, on a pu constater que les éditeurs algériens étaient présents de manière insignifiante. Manque d’intérêt, d’information ou de professionnalisme ? Manque de représentativité ? Aujourd’hui, l’Algérie est peut-être le seul pays au monde qui dispose de deux organisations d’éditeurs, le SNEL et l’ONEL, dichotomie qui a poussé de nombreux éditeurs à se tenir à distance des deux et donc à évoluer en solo.

Elle sauve en quelque sorte l’honneur de l’édition algérienne douloureusement absente en cette circonstance pourtant très favorable. Cela dit, les partenaires chinois ont appelé les éditeurs algériens à participer aux visites d’éditeurs arabes qu’ils comptent organiser en Chine, d’autant que la barrière de la langue a été surmontée par la mise en place de subventions de ce pays aux traductions d’ouvrages.

Au cours de cette 23e édition,  l’Amérique latine notamment Cuba s’est manifestée de manière inédite. Dans la perspective du prochain Salon international du livre de La Havane (février 2019) où l’Algérie sera le pays invité d’honneur, une délégation de cinq personnalités du monde de la littérature et de l’édition était présente.

Conduite par Juan Rodriguez Cabrera, président de l’Institut cubain du livre et directeur du Salon international de La Havane, elle est venue prospecter le monde littéraire et éditorial algérien et présenter un panorama des lettres cubaines. A cette présence aussi exceptionnelle, est venue s’ajouter l’estrade consacrée à l’écrivaine péruvienne Grecia Càceres et au chercheur et critique mexicain Eduardo Ramos-Izquierdo. Le poète espagnol Pedro Enriquez Martinez a amplifié ce nouveau centre d’intérêt du Salon pour les littératures hispaniques.

Et tandis que l’intérêt pour la littérature du monde arabe s’est trouvé bien illustré par la participation de l’écrivain égyptien Djaber Asfour au remarquable raffinement littéraire et intellectuel et celui du romancier palestinien Yahia Yekhlef, tous deux anciens ministres de la Culture, la dimension maghrébine s’est épanouie dans l’estrade en trio réunissant le lauréat tunisien de l’Arab Booker Prize 2015, Choukri Mabkhout, du critique littéraire marocain Charafdine Majdouline et du romancier algérien, Habib Sayah, toujours aussi prolifique et innovant. On aura remarqué également la présence de l’écrivaine grecque Stavroula Dimitriou et de l’essayiste italienne Paola Caridi.

Ces participations internationales qui accompagnaient les présences en estrades des Algériens Maïssa Bey, Waciny Laaredj, Mohamed Magani, Rachid Boudjedra et Aïcha Kassoul, ainsi que de nombreux autres écrivains durant les rencontres (Abdelkader Djemaï, Yahia Belaskri, etc.), indiqueraient une volonté d’ouverture du Salon vers d’autres horizons culturels que ceux accoutumés. Une tendance qui répondrait en quelque sorte à la diversification, notamment chez les jeunes générations d’Algériens, des champs culturel et linguistique.

Plusieurs observateurs ont souligné la richesse et la diversité du programme d’animation culturelle de cette édition qui a même intégré, dans le cadre de l’espace Esprit Panaf, une représentation théâtrale de la pièce d’Aimé Césaire, Une tempête jouée par de jeunes étudiants. L’inquiétude est venue de la désaffection de la salle principale du SILA. Son déplacement vers le pavillon G, alors qu’elle se situait dans le pavillon central, a été incriminé. Mais on peut se permettre de souligner que la désaffection touche d’abord les milieux littéraires et artistiques.

Les écrivains étaient absents des rencontres de leurs pairs. De même, les cinéastes se sont portés absents à la rencontre pourtant exceptionnelle avec Costa-Gavras autour du cinquantenaire du tournage de son film Z à Alger. On peut aussi constater que les activités culturelles ont tendance à se décentraliser. Plusieurs stands importants comprenaient des petites salles de conférences. C’est le cas de celui du ministère de la Culture qui n’a jamais été aussi actif, de ceux de l’Union européenne, de l’Institut français, de l’ANEP, etc. avec un accroissement des séances de dédicace des auteurs sur les stands de leurs éditeurs.

Avec un programme aussi dense, le SILA n’a-t-il pas été victime de la générosité de son offre d’animation ? Faire moins et plus fort pourrait être une voie dans la mesure où la plupart des Salons du livre au monde se contentent d’organiser quelques activités bien ciblées et d’accueillir celle des autres.

En fait, des petits riens qui font beaucoup.  Comme cette émouvante cérémonie d’hommage à notre cher et brillant confrère Amine Idjer par les éditions Voir par le Savoir consacrées aux non ou malvoyants. Leur directeur, Abderrahmane Amalou, qui se dévoue à cette cause, s’attelle actuellement au lancement de clubs de lecture pour ces catégories de lecteurs. Comme ces jeunes de Mila, venus à leurs propres frais, et qui ont créé un groupe de promotion de la lecture et du livre. Avec leur guitare, leurs magnifiques tableaux et l’idée d’organiser des petits concours littéraires sur le trottoir, ils se sont vus interdire d’activer par les agents de sécurité agissant au nom du règlement.

Ils ont bénéficié finalement d’une autorisation du comité du SILA, mais c’était trop tard. Leur budget comme leurs occupations estudiantines ou autres les obligeaient à rentrer chez eux. Comme encore ce comptoir où se faisait la promotion de l’application Kitab, une «librairie digitale» par laquelle la livraison de livres par réseau EMS est assurée dans les 48 wilayas du pays avec paiement à la livraison. Nous reviendrons sur cette innovation qui pourrait bien révolutionner la distribution du livre dans le pays. Comme, bien sûr aussi, l’application SILA 2018 qui a permis à tous les utilisateurs de smartphones de découvrir tous les livres présents au SILA (300 000 titres), de les situer dans leurs stands et de s’orienter sur l’ensemble du site.

Au total, oui, une belle édition qui a drainé du monde, y compris sous les intempéries. Peut mieux faire, c’est certain. Mais lorsque l’on sait que le budget de la manifestation a encore été réduit cette année en maintenant sa gratuité (rare sinon unique au monde), que les sponsors demeurent encore attachés au clinquant hasardeux du football en négligeant une telle opportunité d’image, on peut estimer que l’édition a été bien honorable, un qualificatif que les Chinois affectionnent et que les Algériens sont encore loin de mépriser, sauf quelques énergumènes pathétiques qui, sur certaines chaînes de télévision et sur les réseaux dits sociaux s’en prennent à ceux qui viennent au Salon et n’achètent pas des livres. S’ils pouvaient par exemple mettre leur bave au service de la TVA zéro pour le livre… Bon, à la vingt-quatrième !.