L'association des anciens condamnés à mort "enterrée" par Tayeb Zitouni; le coup de grace que la France n'a pas osé.

Dans un communiqué intitulé «Interpellation de la conscience nationale»,l’Association nationale des anciens condamnés à mort, présidée par Mostefa Boudina, fustige le ministre des Moudjahidine qui, «non seulement n’a réglé aucun problème des moudjahidine, mais s’est attaqué à notre catégorie depuis sa nomination en 2014».

Sa première décision, est-il mentionné dans le document, «a été d’exclure le représentant de notre Association de la commission nationale des festivités qui siège, sous sa présidence, pour élaborer le programme national des festivités annuelles et des commémorations». Sa deuxième décision a été de «refuser de recevoir les membres de notre conseil national, malgré l’instruction écrite de notre Premier ministre, le frère Sellal, dont nous détenons une copie».

Autres griefs retenus : le blocage de la subvention annuelle de cette association depuis 2014 et le refus de recevoir la délégation du bureau national qui s’est présentée au ministère pour l’inviter à la 62commémoration de l’exécution de Zabana et Ferradj, le 19 juin 1956, à Serkadji. 270 anciens condamnés à mort venus de toutes les wilayas ont assisté à cette commémoration.

Le ministre des Moudjahidine, selon la même source, «a préféré commémorer, seul, cet événement à Mascara, au lieu de Serkadji, où aucun ancien condamné à mort n’a assisté, y compris les frères de Mascara».

Cette attitude est assimilée à un «mépris de l’association. Ses abus d’autorité n’ont pas réussi à faire exploser et déborder notre colère, nous avons connu pire. Nous n’étalerons pas ici les nombreux problèmes qu’il n’a pas daigné résoudre, parce qu’il ne s’agit pas là d’une simple lettre de revendications».