Etats-Unis : Donald Trump écrase Hillary Clinton et foudroie l’establishment, cries of the old bag Hillary clinton  Who always supported the marocco brothel against Algeria; congratulations to Donald TRUMP not using zionist lobby money, welcome to algeria welcome to peace: please first visit to Algeria Bledi

09 Nov, 2016 | 07:10  |  2
Donald Trump. D R.

Donald Trump. D R.

Diabolisé par les médias occidentaux depuis l’annonce de sa candidature et présenté comme une menace pour la démocratie, le candidat républicain s’est joué de tous les pronostics qui le donnaient battu face à la représentante de l’establishment qui a pourtant bénéficié du soutien de tous les anciens présidents et principales figures des institutions politiques et artistiques des Etats-Unis. L’image que ces médias s’escrimaient durant plusieurs mois à donner de Donald Trump est celle d’un personnage excentrique, tellement loufoque qu’il ne pouvait servir que de faire-valoir pour l’élection d’une candidate éclaboussée par tant de scandales liés à ses fonctions à la tête du secrétariat d’Etat. Citons, pêle-mêle, l’affaire des mails, la mort de l’ex-ambassadeur américain en Libye, le financement occulte de la Fondation Clinton, pots-de-vin en série, révélations sur ses liaisons avec des organisations terroristes au Moyen-Orient comme Daech, et la liste est tellement longue.

C’est sans doute la plus grande sanction électorale infligée au personnel politique traditionnel depuis la proclamation des Etats-Unis. Une sanction qui traduit, par cette lourde défaite d’Hillary Clinton, un profond et irrépressible désir de changement que les faiseurs d’opinion dominants n’ont pu réfréner. En plus de la dégradation de leur cadre de vie, avec la déficience de leur système de santé et la montée des fléaux sociaux qu’on croyait révolue comme le racisme, les Américains ont également tiré la leçon de l’interventionnisme de leurs dirigeants dans le monde, lequel interventionnisme a fini par ruiner leur pays, alors que même les conflits provoqués par les différentes opérations militaires américaines dans des pays comme l’Irak, l’Afghanistan, la Libye ou la Somalie ne font que s’enliser. Le résultat est que, depuis les attentats du 11 septembre 2001, le terrorisme international s’est amplifié au point de constituer une menace planétaire.

Donald Trump a promis de changer de cap. Aura-t-il les coudées franches pour mettre en œuvre une nouvelle politique ? Car il devra faire face en premier à l’immuable complexe militaro-industriel qui détient les leviers et dicte l’orientation idéologique de la politique extérieure des Etats-Unis.

Le nouveau président américain sera aussi amené, dans le cadre d’une nouvelle politique, à instaurer de nouvelles relations avec les partenaires de l’Oncle Sam, en Europe et dans le reste du monde. Ce qui promet, à court terme, de bouleverser l’échiquier mondial. Comme premier pas, Trump peut aider, en toute urgence, à désamorcer les crises qui persistent dans plusieurs régions du globe, en favorisant la voie pacifique et négociée dans le règlement des conflits, y compris celui qui déchire toujours le Proche-Orient, et que ses prédécesseurs ont toujours utilisés comme un cheval de bataille, sans jamais avoir réussi à aboutir à une solution durable à cause de leur parti-pris en faveur d’Israël.

Plus stratégiquement, le futur locataire de la Maison-Blanche peut réorienter la politique extérieure de son pays vers une lutte plus loyale et plus efficace contre le terrorisme qui n’épargne pas les Etats-Unis, en arrêtant expressément la politique de soutien – direct ou à travers leurs différents relais – à l’islamisme armé qui a fait tant de ravage dans le monde et qui a été suivie, jusque-là, sans relâche et sans discernement par tous ses prédécesseurs. 

R. Mahmoudi