Hommage posthume à la première médecin africaine, l’Algérienne Aldjia Benallegue-Nourredine

 Un hommage posthume tardif a été rendu ce 10 Aout 2016 à la première femme médecin en Afrique, l’Algérienne Aldjia Benallegue-Nourredine, décédée le 31 décembre 2015, à Tartous (Syrie), à l’âge de 96 ans, par le CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet), où elle a marqué par sa rigueur, le service de pédiatrie qu’elle a dirigé pendant plusieurs années.

La cérémonie de recueillement en la mémoire de la défunte, s’est déroulée en présence notamment du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, aux côtés de précédents ministres du secteur, dont Yahia Guidoum, qui fût son élève.

Née le 28 juin 1919, elle a obtenu son doctorat en médecine en 1937, spécialisée en pédiatrie de cette structure hospitalière, qu’elle contribua à “penser, à bâtir et à organiser”, selon des témoignages.

Au-delà du service de pédiatrie, le Pr Aldjia Benallegue-Nourredine avait “rehaussé, par sa rigueur ; En avril 1982, elle est élue Membre correspondant étranger de l’Académie nationale de médecine . Elle mit fin à une carrière distinguée, au bout de 43 ans d’un activisme ininterrompu et passionné.

Dans “le devoir d’espérance” , un ouvrage autobiographique paru en 2007 chez Casbah éditions, elle révèle un autre talent, celui de l’écriture, à travers un hommage poignant à son défunt père, auquel elle exprime sa redevance d’avoir eu le privilège de s’instruire dans une époque, marquée par le colonialisme, où l’accès à l’école était très restreint.

En raison de la situation sécuritaire prévalant en Syrie, Aldjia Benallegue-Nourredine n’a pu être enterrée dans la terre de ses aïeux, comme elle l’avait souhaité, ni même que son corps ait pu être transféré en Algérie.