Céréales: Baisse de la facture d'importation au 1er semestreTaille du texte normaleAgrandir la taille du textel 

 

Gautier Le Molgat,le démarcheur des céréaliers de France à cours d'Arguments: en effet si les pluies printanières ont été favorables sous climat algérien avec un regain de croissance, un grand problème se pose pour la céréaliculture française: le froid a fait avorter la formation des grains de pollen, seuls 10 gain par épis contre plus d'une trentaine en tant normal; les pluies ont donné le coup de grace par les inondations et les pourritures dues au champignon; les pluies estivaless  ont fait germer dans l'épi  

En Algérie, 70 % des supericies céréalières sont récoltables en particulier en zone continentales; à Aflou dans le cadre du suivi de proximité , nous avons obtenu avec irrigation au semi, plein tallage et orages de printemps , un rendemnde 36qx/ ha chez l'Agriculteur Benchohra.

La facture d'importations des céréales (blé, maïs  et orge) a baissé de près de 18% durant le premier semestre de 2016 par rapport  à la même période de l'année 2015, alors que les quantités importées ont enregistré  une hausse de 8,7%, a appris l'APS auprès des Douanes.  

Ainsi, la facture d'importation des céréales a reculé à 1,56 milliard  de dollars (md usd) durant le 1er semestre 2016, contre près de 1,9 md usd à  la même période de 2015 (-17,76%), précise le Centre national de l'informatique  et des statistiques des douanes (Cnis).        

Par contre, les quantités importées ont augmenté en s'établissant  à 7,53 millions de tonne (mt) contre 6,93 mt (+8,6%).        

Par catégorie de céréales, la facture d'importation de blé (blés tendre  et dur) a reculé à 1,033 md usd contre 1,36 md usd (-24,12%), pour  des quantités de 4,61 mt contre 4,38 mt (+5,2%).           Pour le blé tendre, la facture d'importation s'est réduite à 707  millions usd contre 879,5 millions usd (-19,62%), alors que les quantités importées  ont augmenté à 3,62 mt contre 3,41 mt (+6,1%).        

Concernant le blé dur, la facture a également baissé à 326,34 millions  usd contre 482,31 millions usd (-32,34%) mais avec une hausse des quantités  importées qui se sont établies à 990.004 t contre 970.042 t (+2,06%).         

Quant au maïs, les importations se sont chiffrées à 416,9 millions   usd contre 437,7 millions usd (- 4,75%) avec un volume importé de 2,3 mt  contre 2,13 mt (+7,8%).         

L'orge a fait l'exception en enregistrant une hausse de la facture  qui a coûté à l'Algérie un montant de 111,55 millions usd contre 99,44 millions  usd (+12,2%) avec une quantité importée de 620.734 t contre 412.067 t (+50,64%).        

 La baisse de la facture globale des céréales au moment où les quantités  importées ont augmenté s'explique par le recul des cours sur les marchés mondiaux  des céréales, constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes  récoltes mondiales.      

Il est d'ailleurs constaté que sur les 4 premiers mois de 2016, les  prix à l'importation par l'Algérie des céréales ont connu de fortes baisses:  343 dollars/tonne (usd/t) pour le blé dur (-28,2% par rapport à la même période  de 2015), 200 usd/t pour le blé tendre (-22,5%) et 179 usd/t pour le maïs  (-14%).         

Dans son dernier rapport mensuel publié la semaine dernière, l'organisation  des Nations unis pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a indiqué que l'indice  des prix des céréales avait chuté dont celui du blé en raison de l'abondance  des réserves mondiales et des perspectives favorables concernant les disponibilités  à l'exportation dans la région de la mer Noire.           Selon la FAO, une forte baisse des prix est enregistrée pour le maïs,  en raison des conditions climatiques plutôt favorables dans les principales  régions productrices aux Etats-Unis, le plus grand producteur et exportateur  de maïs au monde.         

Pour rappel, la facture d'importation des céréales par l'Algérie en  2015 avait été de 3,43 milliards de dollars (contre 3,54 mds usd en 2014), avec  des quantités importées de 13,67 millions de tonnes (contre 12,3 millions  de tonnes en 2014).

APS