Capture d'écran de la video fournie le 27 juillet 2016 par Amaq News Agency, l'organe de propagande de l'EI, montrant Abdel Malik Petitjean (Photo -/afp.com) Joconde version mâle

Le Savoyard de 19 ans, né dans les Vosges, a été formellement identifié comme l'un des deux auteurs de l'assassinat du prêtre mardi grâce à des prélèvements ADN sur sa mère. Le jeune homme, sans casier judiciaire, était connu depuis peu des services antiterroristes, soupçonné d'avoir voulu se rendre en Syrie.

Il était parti le 10 juin en Turquie avec un Français de 20 ans, fiché "S", qui avait été refoulé du pays dès le lendemain. Petitjean, qui n'envisage sans doute pas de se rendre tout seul en Syrie, rentre alors en France le 11 alors qu'il n'a pas encore été signalé par Ankara aux services français. "Fin juin", un signalement est fait et, le 29, une fiche "S" émise à son encontre.

La fiche "S" (Photo S.Blanchard/A.Bommenel, abm/sim/fh/afp.com)

Le Français de 20 ans a été interpellé mercredi et placé en garde à vue.

Petitjean, lui, ressemble fortement à un homme suspecté de préparer une attaque en France, dont la photo avait été diffusée le 22 juillet à plusieurs services de police et de gendarmerie. Mais en l'absence d'identité, de cible, de date ou de modus operandi pour ce projet d'attentat, les enquêteurs ne savent alors pas de qui il s'agit.

Le 24 juillet, au cours d'une perquisition administrative chez un homme, également fiché "S" et placé depuis en garde à vue, ils retrouvent une vidéo dans laquelle une personne, ressemblant fortement à Petitjean, prête allégeance à l'EI.

Les recherches resteront vaines: deux jours plus tard, il est abattu par les forces de l'ordre à la sortie de l'église alors qu'il s'élance sur les policiers aux cris d'"Allah Akbar".

Sa carte d'identité est retrouvée au domicile de l'autre tueur, Adel Kermiche, un élément essentiel qui met les enquêteurs rapidement sur sa piste.

Trois personnes dans l'entourage familial de Petitjean étaient toujours en garde à vue jeudi après-midi. Rien ne dit à ce stade qu'elles auraient pu avoir un lien avec l'attaque.