Saïdani «nomme» son ancien «contact» dans l’affaire de la GCA à l’Agriculture: ultra libérale gourmandiseRésultat de recherche d'images pour

Sonia Baker http://algeriepatriotique.com/

Le FLN se présente comme l’artisan du dernier remaniement ministériel. L’ex-parti unique revendique dans un article publié sur son site internet la paternité de ce remaniement qui a touché une dizaine de départements ministériels. Sous le titre «Le remaniement ministériel donne raison à Amar Saïdani», cet article vante les mérites du FLN dans la recomposition de l’Exécutif et met en avant la «lucidité» d’Amar Saïdani. Le FLN dit avoir réussi à récupérer deux départements ministériels, à savoir celui de l’Agriculture et du Développement rural et celui de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat. L’ex-parti unique affirme ainsi que ces changements ont été induits sous la pression de son secrétaire général, Amar Saïdani. «Ceux qui suivent les développements de la scène politique nationale ne doivent pas oublier les vives critiques du frère Amar Saïdani contre plusieurs départements ministériels, dont celui des Finances et de l’Agriculture», lit-on dans cet «article». Le FLN considère cela comme une preuve de son expérience et de ses capacités à anticiper les événements et à fournir des analyses «justes» sur l’évolution des affaires de l’Etat, souligne-t-on encore. Mieux, le FLN affirme que son secrétaire général ne parle jamais dans le vide. «Saïdani ne parle pas pour ne rien dire, mais pour remettre les pendules à l’heure», insiste le FLN. Ainsi donc, Amar Saïdani confirme par son rôle dans la désignation d’Abdesselam Chelghoum à la tête du département de l’agriculture. Ce dernier n’est autre qu’un ancien secrétaire général de ce même ministère, en fonction au moment même où l’affaire de la Générale des concessions agricoles a éclaté. La collusion entre les deux hommes, cités dans cette affaire, est donc confirmée par le FLN lui-même. L’affaire de la GCA est relative à la gestion des sommes astronomiques d’argent affectées au programme de développement agricole (PNDA). Amar Saïdani avait d’ailleurs été convoqué le 23 juillet 2007 pour s’expliquer devant la Chambre d’instruction près du tribunal de Djelfa. La raison est qu’il aurait bénéficié, grâce à une société écran, d’importantes sommes allouées au PNDA. En le portant à la tête du ministère de l'Agriculture, Amar Saïdani prouve qu'il connaît bien Abdesselam Chelghoum et, bien entendu, «ses compétences» avérées durant la période où il était secrétaire général de ce ministère.

Sonia Baker