«El-Djeïch» corrige  Saïdani et confirme la position immuable de l’Algérie sur le Sahara Occidental

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Amar Saïdani esseulé dans le dossier sahraoui. New Press
Amar Saïdani esseulé livide dans le dossier sahraoui. New Press

Le dernier éditorial de la revue de l’ANP El-Djeïch résonne comme une mise au point cinglante à ceux qui tentent de semer le doute sur la position de principe de l’Algérie vis-à-vis du Sahara Occidental. Par cet éditorial, l’ANP confirme le caractère «immuable» de la position algérienne sur la question sahraouie, donnant ainsi une véritable gifle au secrétaire général du FLN, Amar Saïdani, qui a, dans une récente interview à une télévision parapublique, annoncé qu’il ne partageait pas la position officielle de l’Algérie qui soutient les efforts des Nations unies pour faire appliquer le principe universel relatif au droit des peuples colonisés à l’autodétermination. Les mots utilisés pour réaffirmer cette position constante sont sans appel. «Le peuple algérien, qui a exprimé avec force et détermination son attachement à son droit à l'autodétermination en usant de tous les moyens légaux disponibles jusqu'au recouvrement de sa souveraineté, de sa liberté et de sa dignité, réaffirme aujourd'hui sa position constante et celle de l'Algérie, de soutien au peuple sahraoui dans sa quête légitime visant à reconquérir ses droits spoliés, à décider de son avenir et de sa destinée, conformément aux chartes internationales et aux décisions onusiennes», lit-on. La revue qualifie clairement la présence marocaine au Sahara Occidental de colonisation, la comparant à ce qu’a enduré le peuple algérien sous le joug colonial français. La revue El-Djeïch a évoqué le message adressé par le président Bouteflika à l'occasion du 39e anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), où il a affirmé que «cette position de l'Algérie ne date pas d'aujourd'hui, mais puise sa source des principes et idéaux qui ont nourri la glorieuse Révolution libératrice». Le chef de l'Etat avait également précisé que «l'Algérie reste convaincue du triomphe du droit et que les peuples combattant pour une juste cause finiront, tôt ou tard, par atteindre leur objectif, en dépit de tous les obstacles et de toutes les contraintes». Une manière pour lui de dissiper le flou provoqué par les propos incongrus du secrétaire général du FLN. El-Djeïch rappelle que l’Algérie avait eu à endurer les affres de la nuit coloniale pour réitérer le soutien de l’Algérie aux Sahraouis qui vivent actuellement la même situation. «Une occupation de cette terre sacrée, précise l’organe central de l’ANP, qui s'est étalée sur plus d'un siècle et quart, au cours duquel le peuple algérien a vécu ses jours les plus sombres, faits de pauvreté, de faim, d'ignorance, de marginalisation, d'exil, d'extermination collective, de dépossession et d'exploitation des différentes ressources de notre sol et de notre sous-sol, au mépris des droits de l'Homme les plus élémentaires contenus dans les lois internationales et les législations». La mise au point d’El-Djeïch vient après celles du ministre des Affaires maghrébines, Abdelkader Messahel, du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et du président de la République lui-même. Des réactions venues après une large exploitation politique et médiatique par la presse et la classe politique marocaines des propos tenus par un Amar Saïdani dont les dérapages et les provocations agacent de plus en plus l’opinion publique.
Hani Abdi