Dans un précédent article, nous avons évoquer le cas d'une école rurale celle de Ras Guersif  (wilaya de Saida) où les élèves de 5ème année étaient quasi analphabètes en français, langue technique  alors que l'enseignante a été promu à un grade supérieur (sur quelles bases??)

Dans son entretien au journal l'expression Algérie, la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit explique que le défi actuel du système éducatif algérien est celui de la qualité et l'équité.

L'école de Ras Guersif  (wilaya de Saida) le phénomène de surcharge n'existe pas comme ailleurs et donnerait à l'enseignante une excuse pour n'avoir pas donné de bases suffisante ; la surcharge concerne au lycée plus la filière sciences expérimentales que les filières mathématiques et techniques mathématiques qui fonctionnent avec des effectifs réduits.

 

Le monolinguisme ne peut contribuer au développement du pays. Il ne permet ni l'ouverture sur le monde ni l'accès aux savoirs et aux connaissances scientifiques élaborées ailleurs, empêchant ainsi l'établissement d'un dialogue fécond avec les autres cultures et civilisations.
Aussi, dans le cadre de la refonte pédagogique, nous oeuvrons pour l'amélioration de la prise en charge des langues étrangères, considérées comme l'une des compétences fondamentales que doit maîtriser l'apprenant ainsi que pour le renforcement de la couverture de la 3ème langue vivante au niveau de la filière langues étrangères (cycle secondaire).

Le nombre d'élèves  dans le cycle primaire connaît cette année une augmentation de près de 200.000 élèves. Malgré ces contraintes, la surcharge touche 844 écoles primaires sur un total de 18 350, soit un taux de 4,59% et 151 CEM sur un parc global de 5 346 établissements d'enseignement moyen, soit 2,82%.
Au niveau du cycle secondaire, le secteur ne connaît pas de surcharge si ce n'est dans quelques rares foyers. Les solutions ponctuelles pour faire face à cette situation sont, pour le primaire, la double vacation simple (une division par exemple) ou totale (toutes les divisions) qui sont des réaménagements des horaires des enseignants. Pour le moyen et le secondaire, le secteur a recours aux classes mobiles (les élèves changent de classes).
Le secteur de l'Education nationale a pris des mesures palliatives dont la transformation des établissements selon besoin (école en lycée par exemple), l'utilisation d'annexes, salles en extension. Cependant, les capacités d'accueil du secteur seront confortées par 30.280 nouvelles places pédagogiques au niveau du cycle primaire; 63 240 nouvelles places pédagogiques, au niveau du cycle moyen et 95 600 nouvelles places pédagogiques au niveau du cycle secondaire.
Il convient de rappeler que le ministère de l'Education nationale prend en charge, en plus des classes dites «normales», des classes multi-niveaux, intégrées, d'adaptation (difficultés d'apprentissage), inclusives et des classes ouvertes en milieu hospitalier.

L'examen des indicateurs d'accès à l'enseignement primaire montre une quasi-généralisation de l'accès atteinte depuis plusieurs années aussi bien pour les filles que pour les garçons. Les taux nets de scolarisation au primaire ont dépassé le seuil des 95% depuis près d'une décennie.
L'Algérie compte aujourd'hui plus de 400.000 enseignants tous cycles confondus, ce qui représente un effectif 17 fois supérieur à celui enregistré en 1962 puisque nous comptions alors 23 612 enseignants. L'évolution n'est pas seulement quantitative mais également qualitative puisque le corps enseignant est constitué dans sa globalité de diplômés de l'université.
Par ailleurs, les différents plans de lutte contre l'analphabétisme ont donné des résultats probants au regard de la situation héritée de l'ère coloniale. Le taux d'analphabétisme a reculé pour atteindre les 15% en 2014 alors qu'il était estimé à 85% en 1962.
Le nombre d'infrastructures pédagogiques a connu, lui aussi, un accroissement considérable à la faveur de la politique tracée par l'Algérie en matière de scolarisation; une politique planifiée qui assure un équilibre entre les différentes régions du pays, notamment les zones enclavées.
Le nombre des infrastructures pédagogiques a été multiplié par 10 depuis l'indépendance, passant de 2666 en 1962 à plus de 25.000 aujourd'hui. Et à tout cela, il faudrait ajouter toutes les mesures de soutien à la scolarité, je pense aux cantines scolaires, aux bourses scolaires dans les cycles moyen et secondaire, la prime de scolarité, instituée par Son Excellence Monsieur le président de la République, la gratuité du manuel scolaire à plus de 4 millions d'élèves, la gratuité des fournitures scolaires aux élèves issus des familles démunies, la santé scolaire, le transport scolaire.