Le ministre a exprimé sa volonté pour la relance de l'activité d'élevage et la relance de la filière des viandes rouges, ainsi que l'ouverture des marchés à bestiaux dans de brefs délais après l'élimination de cette épidémie.

Suite à une réunion des cadres au MADR en 2011, nous avions fait part à Rachid Benaissa du profil de gestion de la production animale ( absence de suivi de proximité des troupeaux , insémination aléatoire , prophylaxie anarchique, pas de valorisation de labels , abandon du standard de race , absence de traçabilté ...etc...), Rachid Benaissa a sciemment chargé Sid Ahmed Ferroukhi d'organiser "un débat" ce qui sous entend un bilan honnête, les potentialités négligées et  envisager une stratégie; j'ai vu juste après dans les coulisses Sid Ahmed Ferroukhi pour contribuer sur la base de mon expérience , mais cette initiative qui aurait pu éviter bein de calamités telle la fièvre aphteuse  a vite été oubliée par Sid Ahmed Ferroukhi et Rachid Benaissa

 alors pour soulager notre conscience nous avions fait part par écrit de notre stratégie à Sid Ahmed Ferroukhi comme suit :

                    La seule stratégie pour survivre à l’économie de marché est de développer des labels de produits de terroirs très prisés tel que la viande ovine connu comme produit bio et se distinguant par son arôme (exemple carré d’agneau algérien).

Dans cette optique l'ITGC de Saida avait développé un élevage de 250 têtes de race Hamra qu'il a remis à l'ITEV pour prise en charge 1986 puis l'ITGC de Sebain a développé un élevage de 220 têtes de race ouled Djellal qu'il a remis à l'ITEV pour prise en charge

ces troupeaux aurait pu donné aujourd'hui au moins 25000 têtes mais la volonté de l'ITELV a décidé autrement et l'on retrouve seulement 124 brebis reproductrices comme si les troupeaux ont été victime de cannibalisme

                    De plus  l’agneau est une banque la plus accessible  qui permet aux ruraux de parer aux dépenses domestiques et de fonctionnement de leur unité de production bien que le taux de couverture de la consommation animale par la production agricole nationale est faible (environ 50% des besoins) en raison du prix surtout.

                    Ainsi si les pays occidentaux soutiennent entre 14 et 34% leur produits nous nous devons de continuer de promouvoir une économie solidaire ( déjà prônée à travers le PNDA) pour valoriser les potentialités bouchères préserver nos races ovines abusivement exploitées outre frontière et aggravée  par l’abatage abusif des reproductrices localement. ce notamment par une législation :

-commençant par le livre généalogique (flock book)

-et  aboutissant à un  conseil interprofessionnel de reproduction et production de viande ovine ( article 10 du décret 96-64 du 27 janvier 1996).

C’est une question de volonté locale et d’anticipation :en effet si officiellement plus de 100 produits peuvent entrer dans le marché européen il est dorénavant nécessaire d’assurer leur appellation contrôlée en commençant par la viande  ovine.

                      Un institut technique peut promouvoir une technique mais seule la profession peut défendre un produit ; C’est pourquoi , il est  si important d’approfondir les politiques de partenariat entre les différents agents économiques, à travers des structures interprofessionnelles tel que stipulés par le décret 96-64 du 27 Janvier 1996 : Dans ce but, le gouvernement a engagé des séries d’actions pour conforter l’agriculteur dans son statut « d’agent économique responsable » et il doit donc nécessaire que la profession doit anticiper une législation pour la création de labels protégés par une législation

-lors de l’exposition de notre bilan en matière de recherche ovine depuis 1978 (voir notre CV remis à la CNA ) à l’occasion du colloque international de Tlemcen 21-22/11/2005 un panel d’experts nous a recommandé de profiter du regroupement de spécialistes et producteurs français de géniteurs à la foire de Paris afin de nous doter d’une stratégie de conception de labels de viande pour être compétitifs et atténuer l’effet de la mondialisation.

-de recourir à des techniques nouvelle d’accélération du processus de production de géniteurs notamment le transfert d’embryon  et techniques de conformité et traçabilité

-de développer une législation

      Le présent projet se propose  d’agir dans l’esprit de la circulaire ministérielle du 14 juillet 2003 en synergie avec la profession  le HCDS et les instituts  et nationaux pour la création  d’une unité solidaire de  production de géniteurs et l’aboutissement aux labels à défendre .Comme le montre notre bilan nous pouvons raisonner ,réalisé un programme à un stade expérimental mais à grande échelle nous avons besoin de la profession pour prendre le relais .

 

BILAN

Comme le montre notre CV remis à la CNA  ,notre bilan est le suivant

-1978-79 connaissance du standard de la race Hamra dans le cadre d’un projet FAO à Saida.

-1980-1981 : connaissance du standard de la race Rembi dans le cadre du projet  de Ksar Chellala

-1982-1986 : connaissance du standard des  races Ouled Djellal et Tadmit  dans en tant que directeur régional de l’IDOVI

-Concours ovins pour identifier les producteurs de géniteurs à Djelfa 1984 Laghouat 1985 Tebessa 1986

-Création dans le cadre de projet FIDA(1987-1999)  d’un cheptel reproducteur de 300 têtes remis au bon soin de l’ITELV de Ksar Chellala.

-Contribution au Séminaire International organisé par l’ITELV sur la dynamisation et le développement des organisations professionnelles d’élevage27 et 28/10/2002 résidence universitaire DJELFA.

-Recherche sur la production qualitative et quantitative des races ovines avec l’université de Masacra 2003-2004

 

L’opération unité solidaire de production de géniteurs réalisée à Ain Mlila est transposable au centre( Ksar Chellala) et à l’ouest (Saida , Lamtar) puisque le standard des races a déjà été confirmé au cours des années 70-80.Ainsi à partir des concours ovins  nous avons identifiés une partie des éleveurs potentiels producteurs de géniteurs il s’agit de promouvoir une pyramide de production de géniteurs à l’image de la production de semences de céréales comme suit

 Catégories  1 d’unités solidaires produisant les générations G0 par des techniques de purification et seuls les individus non-conformes sont destinés à la consommation

Catégories G1 regroupant les éleveurs multiplicateurs de géniteurs obtenus à partir de G0

Catégories G2 regroupant les éleveurs multiplicateurs de géniteurs obtenus à partir de G1

Catégories G3 regroupant les éleveurs multiplicateurs de géniteurs obtenus à partir de G2

Ces producteurs formeront le conseil interprofessionnel  de production de géniteurs

Les catégories d’éleveurs G4 et G5 constitueront la filière viande comme stipulé par le décret 96/459 du 18/01/96 fixant les règles applicables aux coopératives en favorisant l’adhésion volontaire sont là pour anticiper la protection de nos races ovines et  de lever les contraintes suivantes :

-Manque des lois et réglementations relatives aux activités de l’élevage

-Faiblesse de sa productivité tant numérique que pondérale : un aperçu sommaire sur l’élevage nous montre que sa faible productivité n’est pas du essentiellement aux conditions du milieu, mais également à un ensemble d’autres contraintes qui limitent l’expression du potentiel productif. Elles sont d’ordre organisationnel , nutritionnel, technique et sanitaire.Nous avons démontré dans le cadre du projet FIDA  qu’une opération de renouvellement de géniteurs a été possible chez 81 agriculteurs éleveurs. la synchronisation des chaleurs a pu être évaluée et montre la possibilité d’accroître la productivité numérique du troupeau. L’expérience a été réalisée chez 120 agriculteurs (soit sur 632 brebis) bien disséminés a travers 18 communes. Le taux de naissances a atteint 104 % pour les brebis traitées comparativement à un taux de 75.2 observées chez les brebis non traitées.

ALTERNATIVE :Notre mission consiste  donc à créer des unites solidaires d’une synergie entre l’Etat et la profession pour l’intensification des productions ovines conformément à la circulaire du ministère de l'agriculture du 15 juillet 2003 - la création d’une flock book prise en charge par l’Etat

- une protection sanitaire partiellement soutenue par l’Etat

- une alimentation de concentré partiellement prise en charge partiellement par l’Etat des transferts d’embryons et de semences d’un élevage à un autre soutenu par l’Etat et les techniques nouvelles de traçabilité et une vulgarisation prise en charge par l’Etat

Notre mission auprès des experts et éleveurs français réunis à la Foire de Paris consistera à transposer l’expérience française dans ce domaine à  large échelle Ce projet fixe le cadre d’organisation du mouvement associatif et constitue le cadre juridique d’expression des intérêts qui gravitent autour d’un produit agricole de base. En effet, la promotion de ce produit de base interesse tous les agents économiques depuis le fournisseur d’intrants jusqu’aux consommateurs.

y compris les représentants des travailleurs qui opérent dans l’industrie  en amont et en aval de l’acte de production agricole .

 

Ceci dit , ces partenaires doivent s’entendre et s’engager mutuellement autour de certaines notions comme les quantités, la qualité , les prix, les périodes et autres aspects liés à leurs activités pour pouvoir préserver leurs interets. Par conséquent, ils vont se connaître , se rencontrer  et coordonner leurs interventions et leurs programmes dans le but d’assurer une certaine pérennité de leurs revenus par la contribution à la stabilité de leurs marchés.