Chers amis, chers frères et soeurs,
Je n'ai eu réellement de contact avec Lakhdar, lequel est, comme la plupart d'entre vous, sinon un universitaire, du moins, un "humaniste ou un intellectuel de haut niveau", qu'à l'occasion d'une recherche historique sur la région de Saïda lors de la Guerre d'Indépendance. Je l'ai contacté il y a au moins quatre ans. Et puis, pour les raisons qu'il vous a retransmises, j'ai perdu le contact.
 Même si le foot est "futile", il fait connaître les nations, leurs qualités et leurs défauts et permet, la preuve, de renouer.
Vous n'ignoriez évidemment pas les liens qui unissent nos deux pays... C'est pourquoi, comme vous le dit Lakhdar, mon courriel a été 'ou pu sembler) "spontané"... Sous son clavier, cela voudrait presque dire (selon moi) "naïif" ou au mieux "candide"... Mais c'est que la France (enfin, un prof français) vit avec nombre de vos compatriotes, avec leurs enfants et petits-enfants et que j'ai moi-même vécu avec des amis algériens et maintenant concitoyens d'origine !
Et cela veut dire que les liens, au départ peut-être mal mal tissés, devraient, pour toujours, s'améliorer et s'affermir.
Quand je lis vos échanges et que je prends connaissance de vos travaux, je suis heureux car je peux apporter un point de vue concret et précis aux "anciens tenants de l'Algérie française". Je suis de ceux qui croient en ce pays, grâce à vous...
Quand à ma crainte d'être lu, ou "espionné" (un bien grand mot, je vous le concède !) elle n'appartient qu'à moi : si Lakhdar affirme que l'Algérie "nest pas sous écoute", je veux bien ke croire... mais moi, "citoyen français", je suis certain, a contrario, de l'être ! Mais in fine, qu'est-ce que je risque ?
Mais, je n'ai rien à cacher, comme vous...
Quant à l'hymne algérien, je l'ai entendu la première fois lors d'une émission historique en France diffusée (tard !) dans les années 90 mais il m'a marqué à jamais et je crois bien, je vérifierai, à la fin du film magnifique de G. PONTECORVO, "La bataille d'alger", que j'ai travaillé avec mes élèves.
Et voici que le match est commencé et que grâce à Lakdhar, j'ai pu tenter de chanter et de suivre les paroles en phonétique !
Tout avec vous - pas que pour le foot - pour tout le reste, avec humanisme et fraternité,
votre désormais obligé, Olivier Jouneaux.
Viva Algéria !