Le conquérant kurde Salah Eddine el Ayoubi s'est distingué par sa protection des chrétiens lors des batailles en Palestine et en Syrie ; tel est aussi le cas de l’émir Abdelkader qui a protégé les chrétiens en Algérie et en Syrie ce qui luivalu l'estime de ses ennemis comme l'homme de laterre brûlée maréchal français Bugeaud, qui dira de la tribune de la Chambre des députés : " L’émir Abdelkader El Djazaïri, homme très attaché à sa religion, symbole de la tolérance, de respect de l’autrui et du rapprochement entre les religions du Livre, prônait le dialogue de l’humanitaire en tant que militaire et homme d’Etat."
Certains des prisonniers français  ont témoigné des conditions dans lesquelles ils ont vécu leur séjour carcéral  depuis 1833. les femmes française avaient un traitement particulièrement important : c’était la mère del'Emir et son épouse qui s’en occupaient, qui veillaient personnellement à ce que leur séjour fut le moins rude possible et leur honneur protégé. Dans son livre Les prisonniers d’Abdelkader, qu’il publia après sa captivité Monsieur de France, enseigne de vaisseau, écrit : «Tant que tu resteras auprès de moi, lui dit l’Emir, tu n’auras rien à craindre, ni mauvais traitements, ni injures» et il tint parole.
On avait pas besoin du code Lieber, loi martiale instaurée lors de la guerre de sécession et connue sous le nom de «Instructions for the Government of Armies of the United States in the Field» pour traiter dignement les prisonniers en Algérie.
Et ce n'est que plus tard que les barbares français découvrirent  la conventions de Genève!!!
Il faut dire, que bien avant le code Lieber, et pour sauvegarder la vie des prisonniers des champs de bataille, l’Emir Abdelkader qui défendait son pays contre l’occupant (qui avait toute la latitude d’instaurer la loi martiale avec ses représailles), promulgue en 1843 un décret récompensant pécuniairement tout soldat qui amènerait un prisonnier ennemi sain et sauf quelque soit sa confession.
Plus encore, il menaçait celui qui violerait cette règle de la sanction la plus sévère. L’attention que portait l’Emir aux prisonniers de guerre, est illustrée par cette missive envoyée à Monseigneur Dupuch, archevêque d’Alger:
«Envoyez un prêtre dans mon camp. Il ne manquera de rien. Je veillerai à ce qu’il soit honoré et respecté comme il convient à celui qui est revêtu de la noble dignité d’homme de Dieu et de représentant de son Evêque. Il priera chaque jour avec les prisonniers, il les réconfortera, il correspondra avec leurs familles. Il pourra ainsi leur procurer le moyen de recevoir de l’argent, des vêtements, des livres, en un mot tout ce dont ils peuvent avoir le désir ou le besoin, pour adoucir les rigueurs de leur captivité».
A ce sujet, et lors de l’un de ses discours en faveur de l’Emir Abelkader, Monsieur Jacob Kellenberger, président du comité international de la croix rouge déclare:
«Je vous épargnerai la liste de tous les articles des conventions de Genève qui traitent du sujet, mais vous pouvez me faire confiance que le même esprit les anime. L’Emir a donné à l’avance et sans le savoir une description fidèle de ce qui constitue aujourd’hui encore le travail quotidien des délégués du C.I.C.R: apporter réconfort aux détenus et s’assurer que leurs droits soient respectés, rassurer leurs familles».
Le comportement chevaleresque, la grandeur morale et l’humanité de l’Emir sont reconnus par ses ennemis. Il institue un règlement humanitaire pour ses prisonniers, dont sa mère s’en occupe avec une très grande sollicitude. Le représentant de l’église à Alger, très sensible à la demande d’une épouse dont le mari était prisonnier chez l’Emir, intercéda auprès de ce dernier pour obtenir sa libération. Le sous-intendant retrouva sa liberté dignement.
On lui remit son fusil, des habits neufs de la nourriture et une lettre de l’Emir à Monseigneur Dupuch dans laquelle il écrivit: «Permets-moi de te faire remarquer qu’au double titre de serviteur de Dieu et ami des hommes, tu aurais dû me demander, non la liberté d’un seul mais de tous les Chrétiens qui ont été faits prisonniers depuis la reprise des hostilités. Bien plus, tu serais deux fois digne de ta mission en étendant la même faveur à un nombre correspondant de Musulmans qui languissent dans vos prisons».