Des personnalités arabes et françaises se sont rassemblées ce 26 janvier 2013 à Paris au cimetière du Père Lachaise pour commémorer le quarantième anniversaire de la mort de Mahmoud Hamchari, premier représentant officiel de l'Organisation de la Palestine en France (OLP), assassiné par le sinistre Mossad le 9 janvier 1973 des suites d'un attentat commis le 8 décembre 1972.  M. Hamchari, qui était traducteur de son métier et un brillant intellectuel avait 33ans.

Parmi les personnes présentes, qui n'ont pu entrer dans l'enceinte du cimetière, qui était fermé en raison de la neige, où repose M. Hamchari, se trouvaient des sympathisants de la cause palestinienne, des intellectuels, des journalistes, des personnalités politiques notamment Alain Terrenoire, ancien député de la Loire, président de l'Union paneuropéenne internationale, et Robert Vial, ancien président de l'Association de solidarité franco-arabe (ASFA). Une minute de silence a été observée avec beaucoup d'émotion.

"Quand il y a oppression, répression, colonisation, il y a résistance. Mahmoud Hamchari était un résistant", a déclaré M. Terrenoire, dont le père, l'ancien ministre gaulliste Louis Terrenoire, avait fondé l'ASFA en 1967.
 La veuve de M. Hamchari, Marie-Claude, a lu un hommage de l'ancien diplomate palestinien écrit par Fadwa Barghouti, épouse du responsable palestinien Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2002 en Israël où il est condamné à la perpétuité.

Un colloque au Sénat, prévu depuis plusieurs mois et où les ambassadeurs palestiniens à Paris et à l'UNESCO, ainsi que de nombreuses personnalités étaient attendus, pour évoquer la mémoire de M. Hamchari devait avoir lieu samedi matin. Il a été annulé il y a quelques jours par le bureau du Sénat pour des "raisons administratives". Un nouveau colloque devrait avoir lieu en avril, selon les organisateurs.