postePour réunir des fonds nécesssaire à la logistique de la Révolution armée naissance  les nationalistes algérien à venir de l’organisation spéciale (OS), bras armé du PPA-MTLD, des jeunes nationalistes planifient et organisent un hold-up à la poste d’Oran. “Les Oranais éprouvent du respect pour Si Hocine qui fut et restera un grand chef historique du mouvement de libération du pays”, a affirmé Yahia, un ancien militant du MTLD. Jeunes et moins jeunes, les Oranais lient la mémoire de Hocine Aït Ahmed à l’histoire contemporaine de la ville, notamment à l’attaque de la Grande-Poste d’Oran, le 5 avril 1949, mais aussi à son long parcours d’homme politique “intègre et respectueux de ses principes

 la première semaine d'Avril, les compagnons d'Ait Ahmed notamment  Ahmed Ben Bella, Soudani Boudjemaâ , Hamou Boutlelis, les frères Lounès, Omar Khettab, Belhadj Bouchaïb (Si Ahmed), Mohamed Khider avec la collaboration de Djelloul Nemiche, un employé de la Grande-Poste d’Oran ont séparément loué des chambres au Grand Hotel qui fait angle droit avec la Grande Poste d'Oran pour faire un répérage quand à le 5 avril 1949 l'attaque de la grande poste d'Oran

C'était un lundi du 5 avril 1949, à 7h45, le centre de la ville d’Oran commence à peine à s’animer, lorsqu’une Citroën noire véhicule- kidnappé la veille au soir par les nationalites  se gare devant le bâtiment de la poste, encore fermée, à l’exception du service du télégraphe. Dans le véhicule se trouvent six hommes habillés en complets, cravates et chapeaux mous.

Le chauffeur est le premier à quitter la traction avant. Il se précipite vers la poste du côté de la permanence du télégraphe et demande à l’employé du bureau d’envoyer en urgence un câble en anglais, prétexte pour l’occuper. Le postier qui maitrise mal la langue est donc occuper à trouver les bons mots pour une immense commande de tissus à une entreprise de Manchester, lorsque trois des passagers de la Citroën pénètre à leur tour dans le bâtiment. Armés de pistolets et d’un.e mitraillette, ils passent discrètement, mais très vite, devant le guichet et se dirigent plus loin, vers la troisième porte du couloir. Précisément dans la salle du coffre-fort. La poste n’étant pas encore ouverte au public, seules deux femmes de ménages s’activent sur les lieux et ne se préoccupent pas des trois individus.

Lesnationalistes sont très bien renseignés car ils avaient fait un repérage pendant 5 jours .  et grâce à Djelloul Nemiche, un employé de la Grande-Poste d’Oran. Ils savent que ce 5 avril, comme tous les premiers lundis de chaque mois, la poste oranaise récupère de grandes sommes d’argent en provenance de tout le département, étant la plus importante de la région.  Elle est chargée de centraliser les espèces de tous les bureaux avant de les redistribuer là où c’est nécessaire 

Ainsi, les trois hommes armés pénètrent dans la petite salle grillagée où l’argent est gardé en dépôt. Deux employés, un jeune et un vieux, sont occupés à compter des billets autour d’une table. Lorsque ces derniers aperçoivent les arrivants dont l’un hurle «Haut les mains ! Personne ne bouge !», les deux employés l seront assommé d’un coup de crosse.

L’alerte donnée, les trois hommes comprennent qu’ils ont très peu de temps pour agir. Et comme il leur est impossible d’avoir la combinaison du coffre, ils se contentent de ramasser les liasses de billets accessibles. 

Les deux hommes restés en couverture accourent pour tenir en joue le personnel de la poste et permettre aux autres de terminer leur action. Quant au chauffeur, il abandonne le guichet du télégraphe et ressort vers le véhicule. Il met en marche le moteur et ouvre grand les portières en attendant les autres hommes.

Quand les auteurs du hold-up sortent du bâtiment de la poste, ils constatent que l’agitation n’est pas passée inaperçue à l’extérieur. Les clients des cafés alentour commencent à s’approcher, certains avec des chaises devant le visage en guise de protection dérisoire. Le détenteur de la mitraillette braque la petite foule et fait mine de balayer le trottoir avec son arme. C’est, immédiatement, le sauve-qui-peut. Les hommes armés remontent tous dans la traction avant, qui démarre sur les chapeaux de roues

La Citroën prend la route du port, en direction de la plage d’Aïn-el-Turk à l’est de la ville, avec plus de 3 millions de francs de l’époque. La police sera persuadé que le coup est réalisé par un gang venu de Paris se réfugier à Oran. Version qui sera confirmée par le propriétaire du 

 L’attaque de la poste d’Oran passe, ainsi, pour un fait divers. Pourtant, les braqueurs ne sont pas des malfrats, mais de jeunes nationalistes appartenant à l’Organisation Spéciale, l’OS, le bras armé du PPA-MTLD.